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La Ligue de hockey junior majeur du Québec n’a plus aucun secret pour le Laprairien Stéphane Leroux qui la couvre quotidiennement à titre de journaliste sportif au Réseau des sports, depuis près de 20 ans.
Celui qui s’apprête à vivre sa plus grande expérience professionnelle dans un peu plus d’un an, il sera des jeux Olympiques de Vancouver, raconte quelques-uns des faits saillants de sa carrière.
« Après 18 ans et demi, j’ai fait un cycle complet. Il ne reste plus un seul Québécois qui joue dans la Ligue nationale de hockey que je n’ai pas couvert dans le junior », lance celui qui a vu évoluer des joueurs étoiles comme Martin Brodeur, Patrice Brisebois et Marc-André Fleury, entre autres.
Certains d’entre eux l’ont particulièrement impressionné. Parmi ceux-ci, il y a un certain Sidney Crosby. « C’était le meilleur à tous les niveaux. On savait qu’il ne pouvait pas manquer son coup », dit-il.
D’autres sont carrément des modèles. Daniel Brière était une étoile dans la LHJMQ, mais plusieurs lui prédisaient un avenir peu reluisant dans la LNH, notamment en raison de sa petite taille. « C’est l’exemple du joueur qui ne devait pas réussir et qui a réussi », lance-t-il en le qualifiant de « très bonne personne ».
L’affaire Roy
M. Leroux a vécu de près la controverse impliquant les Roy, l’an dernier. Rappelons que lors d’un match des séries éliminatoires de la LHJMQ, le gardien de but des Remparts de Québec et fils du légendaire numéro 33, Jonathan Roy, s’est rué sur le gardien des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau, pour l’assaillir de coups alors que ce dernier ne désirait visiblement pas engager le combat.
Après la rencontre, le journaliste a été le seul à poser la question que tous avaient sur les lèvres : Patrick Roy a-t-il fait signe à son protégé d’engager le combat ? M. Roy n’a pas du tout apprécié la question.
Certains journalistes et commentateurs sportifs ont personnifié cette nouvelle en opposant Patrick Roy et Stéphane Leroux. « J’ai vécu la pire semaine de ma carrière. C’était la première fois que j’étais impliqué dans l’événement », commente celui qui croit que le sujet couvert par le journaliste est toujours plus important que le professionnel de l’information.
« J’ai bâti ma réputation en travaillant et en étant crédible », indique-t-il. D’ailleurs, son éthique lui a valu d’autres contrats professionnels comme des interventions à CKAC-Sports et au groupe Corus.
LNH
Tous les ans, M. Leroux se fait poser la même question : « voudriez-vous couvrir la Ligue nationale de hockey ? ». « J’ai eu l’occasion de ‘‘monter’’ dans la LNH, mais je pense que je ne serais pas capable de couvrir le Canadien sur une base régulière », dit-il, fier de son créneau.
Le hockey junior est un monde différent. Les joueurs sont accessibles, ils désirent faire parler d’eux et se faire connaître. Les équipes sont en quête de visibilité et un journaliste comme M. Leroux est généralement le bienvenu. Dans la LNH, la donne est différente.
Toutefois, couvrir le hockey junior n’est pas une mince tâche. Par exemple, M. Leroux doit se déplacer au Championnat du monde de hockey junior, lors du temps des Fêtes. Même si cette affectation lui permet de voyager, le dernier tournoi était en République Tchèque, il est absent de la maison à Noël. « Ma fille a onze ans et je n’ai pas passé de Noël avec elle. Ça devient un peu difficile. C’est tough », révèle-t-il.
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